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GeoCompostelle, épisode 2, l'ACIR Compostelle, premier utilisateur de GeoSentier

Par Mathilde Lestoquoy — publié 07/09/2021, édité le 14/09/2021
Suite à l'article "GeoCompostelle, un projet collaboratif à l’origine de l’application GeoSentier", nous vous proposons de découvrir l'Agence des chemins de Compostelle, partenaire du projet et première utilisatrice de GeoSentier.

geocompostelle

 

L’Agence des chemins de Compostelle (ACIR Compostelle) a été très présente dans le projet collaboratif GeoCompostelle puisque c’est grâce à elle que nous avons pu comprendre et cerner les besoins des structures locales en charge de la promotion touristique d'un territoire. La nouvelle application GeoSentier a permis le développement du site GeoCompostelle, utilisé pour la première fois par l'Agence.

 L’ACIR Compostelle a accepté de participer à une interview afin de revenir sur le déroulé de ce projet collaboratif.

Comment présenteriez-vous l’ACIR ? Quels sont vos objectifs principaux ?

L’Agence des chemins de Compostelle (ACIR Compostelle) est une association qui réunit essentiellement des collectivités locales pour la valorisation touristique et culturelle des chemins de Compostelle en France. Nous avons un rayonnement national et nous sommes basés sur Toulouse depuis 1990, date de sa création. En effet, cette localisation se justifie par le fait que l’Agence a été constituée sur l’initiative du Conseil Régional Midi-Pyrénées entre autres collectivités territoriales.

 L’Agence a principalement deux missions :

  • Une mission de valorisation des Chemins de Compostelle auprès du grand public et auprès des professionnels du tourisme et de la culture : développement de l’itinérance, médiation culturelle, information au public

  • Une mission de coordination du Bien culturel en série « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco réunissant 78 composantes (monuments et tronçons de sentier) réparties sur l’ensemble du territoire national. L’État a confié cette mission de coordination et d’animation de réseau à l’Agence afin d’assurer la préservation et la valorisation du Bien.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet GeoCompostelle ?

Nous étions déjà en collaboration avec le LISST, mais ce projet a été l’occasion d’approfondir cette relation. Nous avons également apprécié de travailler avec des entreprises technologiques comme Autonomens et Makina Corpus dont nous avions déjà entendu parler au travers de l'application Geotrek.

Il a été très intéressant de travailler en collaboration afin d’imaginer un outil de gestion et de valorisation en tenant compte de la complexité des Chemins de Compostelle qui ont une renommée internationale.

La conception de cet outil numérique nous a permis, ensemble, de mettre en valeur les Chemins en se posant les bonnes questions : faut-il mettre en avant l’intégralité des Chemins, seulement certaines parties, quel contenu mettre en place, quel public ciblé, comment utilisera-t-on cet outil, quelle place pour le numérique… ?

Comment avez-vous travaillé avec les partenaires du projet ?

Le principe d’échanges a été la force de ce projet, car chacun a apporté des regards et positionnements différents : un regard technique, un regard scientifique sur l'itinérance jacquaire, et un regard utilisateur grand public et gestionnaire.

Cette co-construction est une richesse qui n’est pas toujours simple puisque nous avons des cultures professionnelles, des temporalités, des enjeux, à la fois communs et différents. En ce sens, le dialogue et les liens continuels étaient très importants.

Que vous a apporté ce projet ?

Ce projet nous a permis d’obtenir une base d’informations à destination du public notamment sur les balades proposées. Il a également mis en avant l’idée qu’il nous fallait une approche efficace et optimale sur les données, leur production et leur gestion.

Grâce à ce projet, nous avons pu entrer dans le cœur de la machine, pour se rendre compte aussi des limites techniques et faire des choix en connaissance de causes pour respecter la durée et les moyens que nous avions pour mener ce projet.

Ce projet a nourri notre réflexion sur les publics et l’offre d’informations. Nous pouvons observer que les pratiques et les publics évoluent, tout comme la façon d’appréhender et de vivre l’expérience des chemins de Compostelle, que ce soit en termes de durée, de distance, d’accessibilité, etc.

Le projet a aussi approfondi la réflexion autour de la notion de « produit touristique » dans l’univers des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Notre positionnement est de travailler autour de suggestions de parcours, pour mettre en valeur le patrimoine touristique et culturel de territoires, ce qu’ils racontent et apportent aux chemins.

Comment comptez-vous utiliser GeoCompostelle par la suite ?

Pour nous, il y aura deux utilisations de l'application GeoCompostelle.

Tout d’abord, dans les deux prochaines années, un plan de gestion du Bien Unesco va être établi, avec un volet national et des volets locaux propres à chacune de 78 composantes. GeoCompostelle permettra de réunir dans un seul espace numérique tous les plans de gestion des composantes du bien, pour faciliter le pilotage et le suivi des actions par les gestionnaires, mais également pour faciliter la coordination entre les différents niveaux d’actions de ce Bien complexe. L’idée est d’en faciliter la lecture, de faire le relai auprès du Ministère de la Culture de ce qui se passe en temps réel. L’enjeu sera de faire en sorte que chacun l’utilise et se l’approprie.

Ensuite, nous allons travailler à la valorisation de suggestions de parcours sur les chemins de Compostelle. Nous allons les enrichir, les alimenter pour obtenir un volume significatif de suggestions. Nous travaillerons sur ce point dans un premier temps avec les Départements et les Régions adhérentes à l’Agence. Ceci nous permettra d’avoir un site de référence pour valoriser nos territoires adhérents autour de suggestions de séjours culturels et touristiques ciblés. Ce travail s’effectuera à partir de septembre 2021.

Nous continuerons à collaborer avec Autonomens et Makina Corpus, pour le travail d’hébergement ainsi que pour le suivi et la mise à jour de l’outil. Nous envisagerons peut-être d’autres collaborations par la suite, pour travailler, par exemple, sur d’autres échelles géographiques. Nous pourrions également imaginer des développements plus importants, qui pourraient être très intéressants.

Nous continuerons également à travailler avec le LISST avec qui nous sommes liés par une convention.

Retrouvez le premier article de la série

GeoCompostelle, un projet collaboratif à l’origine de l’application GeoSentier

 

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