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GeoCompostelle, épisode 3, le LISST, le laboratoire de Recherche partenaire du projet

Par Mathilde Lestoquoy — publié 14/09/2021
Suite à l'article "GeoCompostelle, un projet collaboratif à l’origine de l’application GeoSentier", nous vous proposons de découvrir le laboratoire du LISST.

 

Le LISST, tout comme l’association ACIR Compostelle, a participé activement à la création de GeoCompostelle. En effet, ce laboratoire s’intéresse tout particulièrement à la compréhension des dynamiques des sociétés contemporaines. C’est donc en ce sens qu’il a enquêté sur les pratiques des personnes empruntant les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Pour nous expliquer l’implication du LISST dans ce projet, Sébastien Rayssac, Maître de conférence en géographie, a accepté de répondre à nos questions lors d’une interview.

Comment présenteriez-vous le LISST ? Quels sont vos objectifs principaux ?

Le LISST (Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires) est un laboratoire de sciences humaines et sociales pluridisciplinaire. Parmi les différentes disciplines étudiées, trois disciplines sont plus particulièrement représentées : la géographie, la sociologie et l’anthropologie.

Le projet scientifique du LISST est de contribuer globalement à la compréhension des dynamiques des sociétés contemporaines. Il s’intéresse aux :
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Solidarités : sous toutes leurs formes, qu’il s’agisse d’agencements spontanés ou de dispositifs publics ;
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Sociétés : globalisation, innovation, fragmentation, diversité des mondes sociaux et économiques, recompositions des inégalités ;
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Territoires : considérés non pas comme une simple "surface" de déploiement mais comme une composante des dynamiques sociales.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet GeoCompostelle?

Tout d’abord, il y a l’idée de consolider les relations et nos connaissances sur la thématique des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle. En effet, ce projet nous a permis de renforcer nos liens avec l’association ACIR Compostelle et de poursuivre nos recherches sur le phénomène jacquaire.

Ensuite, nous avons aimé travailler avec certains territoires, notamment le Département de l’Aveyron, territoire pilote dans ce programme.

Pour finir, nous avons apprécié de collaborer dans le cadre d'un partenariat public-privé autour de l’innovation technologique, tout en participant à la création d’une plateforme numérique collaborative pour les gestionnaires et les propriétaires des composants du bien UNESCO.

Comment avez-vous travaillé avec les partenaires du projet ?

Nous avons travaillé en étroite collaboration en sachant que chaque structure avait un rythme différent. En effet, chacune a sa propre charge de travail mais nous avons réussi à bien nous coordonner pour faire en sorte de faire avancer ce projet dans des moments importants, c’est-à-dire lors de la construction initiale de la plateforme, en passant par la phase de construction collective autour des différentes applications et dans la phase de développement de cette plateforme.

Que vous a apporté ce projet ?

Ce projet nous a apporté la possibilité de pouvoir déployer un dispositif d’enquête à la fois auprès des différents acteurs qui organisent les circulations et également auprès des marcheurs. En clair, le programme nous a permis d’améliorer nos connaissances sur la thématique jacquaire à la fois par rapport à la mobilité vers Compostelle (mettre en évidence la mobilité des marcheurs et leurs pratiques touristiques) afin de comprendre l’impact de ces circulations sur les territoires qui sont traversés.

On a pu, au travers des enquêtes et de nos analyses, produire collectivement des connaissances sur ce phénomène pour le laboratoire et l’ensemble de la communauté scientifique.

Retrouvez le dernier article publié du LISST « Plus on y va, plus on a envie d’y aller »

Avez-vous présenté le projet à vos partenaires ou clients ? Si oui, comment ?

Oui, nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises. Il y a eu un premier colloque en 2018, ensuite nous avons pu présenter nos résultats dans différents colloques scientifiques et nous avons rédigé plusieurs articles pour en parler. Dans le cadre d’un projet de valorisation des résultats de nos recherches nous avons aussi réalisé une exposition itinérante sur la géographie des circulations vers Compostelle. Pour cette exposition, le premier panneau présente le programme de recherche et le partenariat que nous avons eu avec l’Agence des chemins de Compostelle, Makina Corpus et Autonomens. Cette exposition, lancée en octobre 2020, circule à présent en Occitanie et quelques écrits sont parus pour la présenter.


Retrouvez les 2 autres articles de la série

GeoCompostelle, un projet collaboratif à l’origine de l’application GeoSentier

GeoCompostelle, épisode 2, l'ACIR Compostelle, première utilisatrice de GeoSentier


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