GeoCompostelle, épisode 2, l'ACIR Compostelle, première utilisateur GeoSentier

Suite à l'article "GeoCompostelle, un projet collaboratif à l’origine de l’application GeoSentier", nous vous proposons de découvrir l'association ACIR Compostelle, partenaire du projet et première utilisatrice de GeoSentier.

Le blog Makina-corpus

Suite à l'article "GeoCompostelle, un projet collaboratif à l’origine de l’application GeoSentier", nous vous proposons de découvrir l'association ACIR Compostelle, partenaire du projet et première utilisatrice de GeoSentier.

L’association ACIR Compostelle a été très présente dans le projet collaboratif GeoCompostelle puisque c’est grâce à elle que nous avons pu comprendre et cerner les besoins des structures locales en charge de la promotion touristique d'un territoire. La nouvelle application GeoSentier a permis le développement du site GeoCompostelle, utilisé pour la première fois par l'association.

 L’ACIR Compostelle a accepté de participer à une interview afin de revenir sur le déroulé de ce projet collaboratif.

logo ACIR

Comment présenteriez-vous l’ACIR ? Quels sont vos objectifs principaux ?

L’ACIR est une association qui réunit des collectivités locales. Nous avons un rayonnement national mais nous sommes basés sur Toulouse depuis 1992, date de sa création. En effet, cette localisation se justifie par le fait que l’ACIR a été constituée sur l’initiative du Conseil Régional Midi-Pyrénées entre autres collectivités territoriales.

L’ACIR a principalement deux missions :

  • Une mission de valorisation des Chemins de Compostelle : développement de l’itinérance, médiation culturelle...
  • Une mission de coordination du bien. En effet, les « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle » sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998. En ce sens, l’État leur a confié cette mission de coordination puisque ces Chemins réunissent plusieurs composantes répartis sur l’ensemble du territoire national qui comptent plusieurs gestionnaires. L’ACIR doit donc mettre en réseau ces acteurs pour valoriser les Chemins.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet GeoCompostelle?

Nous étions déjà en collaboration avec le LISST, mais ce projet a été l’occasion d’approfondir cette relation. Nous avons également apprécié travailler avec une entreprise technologique comme Makina Corpus dont nous avions déjà entendu parler au travers de l'application Geotrek.

Il a été très intéressant de travailler en collaboration afin d’imaginer un outil de gestion et de valorisation en tenant compte de la complexité des Chemins qui sont des itinéraires mondiaux.

La conception de cet outil numérique nous a permis, ensemble, de mettre en valeur les Chemins en se posant les bonnes questions : faut-il mettre en avant l’intégralité des Chemins, seulement certaines parties, quel contenu mettre en place, quel public ciblé, comment utilisera-t-on cet outil, quelle place pour le numérique… ?

Comment avez-vous travaillé avec les partenaires du projet ?

Le principe d’échanges a été la force de ce projet, car chacun a apporté des regards et positionnements différents : un regard technique, un regard intellectuel, ainsi qu'un regard utilisateur grand public et gestionnaire.

Cette co-construction est une richesse qui n’est pas toujours simple puisque nous avons des cultures professionnelles, des temporalités, des enjeux, à la fois communs et différents. En ce sens, le dialogue et les liens continuels étaient très importants.

Que vous a apporté ce projet ?

Ce projet nous a permis d’obtenir une base d’informations à destination du public notamment sur les balades proposées. Il a également mis en avant l’idée qu’il nous fallait une approche efficace et optimale sur les données, leur production et leur gestion.

Grâce à ce projet, nous avons pu entrer dans le cœur de la machine, pour se rendre compte aussi des limites techniques et faire des choix en connaissance de causes pour respecter la durée et les moyens que nous avions.

Il nous a aussi apporté une réflexion plus approfondie sur le public et l’offre d’informations. On a pu voir que les pratiques et les publics changent, tout comme leur expérience. Tout le monde ne pratique pas les Chemins de la même façon, que ce soit sur la durée, la distance, etc.

On a aussi approfondi la réflexion du produit touristique que sont les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Il nous a fallu identifier des territoires « locomotives », les choisir pour ce qu’ils racontent et apportent aux chemins.

Comment comptez-vous utiliser GeoCompostelle par la suite ?

Pour nous, il y aura deux utilisations de l'application GeoCompostelle.

Tout d’abord, dans les deux prochaines années, un plan de gestion du programme Unesco va être mis en place. GeoCompostelle servira de plateforme de saisie et de regroupement de toutes les composantes du bien, de suivi et de mise en commun des informations sur chaque site. L’idée est d’en faciliter la lecture, de faire le relai auprès du Ministère de la Culture de ce qui se passe en temps réel. L’enjeu sera de faire en sorte que chacun l’utilise. Pour l’instant une dizaine d’accès ont été donnés.

Ensuite, nous allons travailler à la valorisation des tronçons des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France. Nous allons les enrichir, les alimenter pour obtenir un volume de suggestions significatives. Nous travaillerons sur ce point avec les Départements et les Régions adhérents. Ceci nous permettra d’avoir un site de référence pour l’aspect touristique. Ce travail s’effectuera à partir de septembre.

Nous continuerons à collaborer avec Makina Corpus, pour le travail d’hébergement ainsi que pour le suivi et la mise à jour de l’outil. Nous envisagerons peut-être d’autres fonctionnalités par la suite, pour travailler, par exemple, sur d’autres échelles géographiques. On pourrait également imaginer des développements plus importants (réalité augmentée…), qui pourraient être très intéressantes.

Nous continueront également à travailler avec plaisir avec le LISST avec qui nous sommes liés par une convention.

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