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Retour sur le State of the Map France 2019

Par Frédéric Rodrigo — publié 26/06/2019
Contributeurs : Marine Faucher, Emmanuelle Helly, Timothée de Montety, Pauline Millet
Makina Corpus était une nouvelle fois sponsor de la conférence annuelle d'OpenStreetMap France et une bonne délégation y a participé. Nous vous rapportons ici les conférences qui ont plus retenu notre attention.
Retour sur le State of the Map France 2019

Depuis 2012, L'association OpenStreetMap France organise la conférence State of the Map France (SotM-FR). L’événement, très attendu par les acteurs du géo-spatial et du libre se déroulait cette année à Montpellier pour sa 7ème édition.

L'objectif de ces trois jours était de faire des rencontres, découvrir de nouvelles possibilités autour de la cartographie participative et le développement d'usages qu'on ne soupçonnait pas.

Makina Corpus est venue en nombre et vu la densité du programme nous avons bien faits ! Deux des projets sur lesquels nous avons travaillé l’année écoulée ont été présentés et nous les avons bien sûr repris ici : « Observatoire des espaces économiques en Région Sud » et « Annoter automatiquement un itinéraire piéton avec des repères issus d'OSM ».

Pour les besoins de cet article nous avons dû choisir parmi un panel de conférences toutes plus intéressantes les unes que les autres. Retour sur ces présentations qui nous ont tour à tour fait réfléchir, rire et voyager.

Participants

Usage

Tellnoo : un audioguide universel

Par Renaud Zigmann (XSALTO)

Voici une utilisation d'OSM à laquelle nous n'avions pas forcément pensé mais qui semble pourtant évidente : lier le contenu de deux bases de données libres, Wikipédia et OSM, pour en faire un audioguide.

Wikipedia est en effet riche en contenus et présente l'avantage d'être multi-langues. En couplant ces infos avec les objets qui leur correspondent dans OSM, Tellnoo propose de découvrir le patrimoine qui nous entoure. De façon implicite, cette application encourage à contribuer sur Wikipedia et OSM pour valoriser son territoire. L'application peut être personnalisée au niveau du contenu pour se transformer en véritable audioguide (pour un musée par exemple), ou pour agrémenter un itinéraire touristique.

Techniquement parlant, l'API de Wikipedia et Overpass API pour OSM sont interrogées pour intégrer ensuite les données dans une base propre à l'application.

Actuellement disponible que sous Android, l'application a reçu de bons retours de la part du public et sera bientôt développée pour iOS.

Observatoire des espaces économiques en Région Sud

Par Jean-Louis Zimmermann (Conseil départemental du Vaucluse et ambassadeur Mapillary), Gianni Judas (stagiaire à l'Université d'Avignon) et Philippe Jarry (Ambassadeur PACA chez Relais d'Entreprises)

Depuis 2016, Région, la DREAL, l’EPF, la CCIR et le CRIGE travaillent en partenariat sur un dispositif d'observation des espaces d'activités économiques (EAE) en région PACA/Sud. L'objectif de cet outil est d'éviter la déperdition de foncier en promouvant un développement économe de l'espace. La question que se sont posée nos trois confrères est la suivante : Comment partager la production de tout un savoir sur l'occupation des sols, des entreprises et des terrains mobilisables ? La présentation portait sur les nombreux travaux réalisés sur le référencement web et la cartographie de ces espaces d'activités en open source.

zae-vaucluse Page wiki.openstreetmap présentant une méthodologique de qualification des ZAE du Vaucluse

La première attente consistait à recenser les zones les plus facilement reconnaissables au sein de chaque territoire de manière à pouvoir réaliser une transposition multi-département. La deuxième attente était de créer de la complexité en enrichissant la cartographie avec des équipements publics, des aménités et établissements les plus importants à partir de la donnée SIRENE sur un échantillon d'espaces d'activités. La troisième attente était de référencer une sélection de 200 espaces d'activités sur Wikidata. Pour finir la quatrième attente devait permettre la convergence de savoir et la valorisation géomatique en passant d'une production géographique à une production culturelle : Wikidata pour la partie donnée et Wikipédia pour la partie rédactionnelle.

L'aboutissement de ces travaux s'est concrétisé par :

On y trouve une méthodologie pour qualifier l'état des zones d’activités (localiser la zone dans OSM, compléter les données manquantes, etc.. ) avec un code couleur correspondant ainsi que leur position via un lien vers OSM.

En complément une tâche a été créée dans Maproulette pour vérifier l'occupation des sols de la base occsols CRIGE2014 sur OSM et redéfinir ainsi à la fois l'emprise des EAE et leur type (tertiaire, industrielle, logistique...)

maproulette Interface de Maproulette : Outil de micro-tasking pour OpenStreetMap

  • l'enrichissement de la cartographie des équipements publics et des aménités et des plus grands établissements à partir de la base de données Sirène sur un échantillon de zones d’activités
  • le référencement d’une sélection de 200 ZAE sur Wikidata
  • l'élaboration de pages Wikipédia des EAE d’envergure internationale et nationale

On remercie Jean-Louis Zimmermann pour la dédicace à Makina Corpus pour le développement de l'application Web « SUD Foncier Eco »

Vidéo de la presentation

OpenRailRouting : calculateur d'itinéraires ferroviaires basé sur GraphHopper

Par Denis Cheynet, Baptiste Boulay et Grant Barry de SNCF et de SOGETI

La SNCF a fait des relevés de position des voies avec des GPS de précision à 10 cm et s’en est ensuite servi pour améliorer les données dans OSM. Ils participent également à améliorer la cartographie et la qualité sur le réseau ferroviaire en France et en Europe. L’usage d’OSM à la place des référentiels internes permet d’avoir une couverture sur toute l’Europe ; même sur la France OSM est plus complet, car il contient d’autres réseaux et des voies privées. Le point faible d’OSM est qu’il manque encore beaucoup de voltages sur les voies électrifiées. La SNCF intégre le réseau en faisant des tests de non régression pour valider et corriger la routabilité dans OSM.

En partenariat avec Geofabrik, la SNCF a adapté GraphHopper pour faire un calculateur d'itinéraires ferroviaires et du Map Matching. https://github.com/geofabrik/OpenRailRouting.

Le Map Matching permet de retrouver à quelle voie correspond une trace GPS. Cela est utilisé pour divers usages parmi lesquels :

  • de l’affiche pour le grand public,
  • de l’encombrement de voie en temps réel, un train peut faire 400 m de long et ne peut pas se modéliser comme un simple point une voie.

L’ajout du ferroviaire à GraphHopper permet également de calculer des itinéraires. Le projet à nécessité la prise en compte de critère sur les voies : électrification, vitesse de circulation ou écartement des rails.

Une meilleure analyse et connaissance des déplacements est un pas de plus vers le train autonome.

Au SotM 2018 la citation à retenir était « La donnée de référence pour le vélo est aujourd’hui dans OpenStreetMap », peut être que cette année ou pourra également retenir « La meilleure description du réseau ferré européen est aujourd’hui dans OpenStreetMap ».

Annoter automatiquement un itinéraire piéton avec des repères issus d'OSM

Par Frédéric Rodrigo, Makina Corpus

« Tournez à gauche après la boulangerie »

Les calculateurs d’itinéraires donnent des instructions de guidage du type « Dans 20 m tournez à droite dans la rue Jean Argeliès », alors qu’un humain donnerait plutôt « Tournez à droite après la boulangerie ». La SNCF veut proposer des itinéraires piétons plus faciles à suivre dans les gares et à proximité. L’objectif est dans un premier temps d’aider à trouver les bus de substitution en remplacement de trains depuis l’intérieur de la gare. Les gares sont des espaces bien cartographiées dans OSM mais complexes sur le terrain. Ces parcours se déroulent à la fois à l’extérieur et à l’intérieur et parfois en multi-niveaux.

La création d’instructions de guidage basées sur des repères de l’environnement est encore un sujet de recherche. Les deux concepts de base :

  • les repères : éléments remarquables, facilement identifiables dans son environnement, qui peuvent être utilisés comme points de référence pour s’orienter dans l’espace,
  • la saillance : pertinence d’un élément à servir de repère pour le guidage.

La première étape est d’extraire d’OSM ce qui peut servir de repères. Des catégories d’objets sont sélectionnées en fonction de tags. Pour chaque catégorie un poids est associé, basé sur le fait que l’objet est en intérieur ou en extérieur ainsi que sur les critères suivant :

  • visuel : dimensions, prédominance, différentiabilité, jour/nuit, nom,
  • sémantique : familiarité, non ambiguë,
  • structurelle : étendue, permanence.

Ces repères sont par exemple des commerces, des automates de vente de billets, les entrées de la gare… Les objets représentés sous forme de nœuds dans OSM doivent être projetés sur les façades des bâtiments pour pouvoir ensuite établir leurs visibilités.

La seconde étape est d’enrichir un itinéraire déjà calculé. Les itinéraires sont découpés en étapes. L’approche se limite à travailler sur les changements d’étapes en apportant des éléments de l’environnement pour servir de repères. Les repères aux alentours sont utilisés et filtrés en fonction :

  • de leur distance,
  • de la visibilité de ces repères, non cachés par d’autres objets, non cachés par des bâtiments,
  • sur le même niveau,
  • qui sont accessibles, c’est-à-dire qui ne sont pas de l’autre côté des voies ferrées.
  • Si plusieurs objets d’une même catégorie sont à proximité ils ne sont pas conservés afin de ne pas induire en erreur. Des petits objets groupés sont toutefois considérés comme un seul objet pour pouvoir quand même être utilisés, par exemple les bancs ou encore des automates de vente de billets. La position relative des repères par rapport à la direction de l’itinéraire est également prise en compte.

Ces travaux doivent encore être testés sur la ligne C du RER en situation réelle pour ajuster les critères de choix de repères.

Repères extraits d'OSM

Le projet OpenMapTiles et son implémentation MapTiler Cloud

Par Nicolas Bozon (MapTiler)

OpenMapTiles fournit un schéma cartographique ouvert et extensible, ainsi que des tuiles vectorielles pré-générées couvrant le monde entier ou sur des étendues géographiques spécifiques. Ce schéma libre de données est la raison d’être du projet. Il permet de structurer les données OpenStreetMap pour des usages cartographiques. Ce schéma peut être étendu ou personnalisé, c’est notamment la base de « Qwant Maps ». Des styles utilisant ce schéma sont disponibles, ainsi qu’un éditeur interactif « Maputnik ».

OpenMapTiles c’est aussi une solution pour diffuser des tuiles vectorielles ou images qui sont construites avec « TileServer GL » (libre) ou son extension « OpenMapTiles Map Server » (non libre). Ces serveurs permettent de se passer de fournisseur de tuiles vectorielles. C’est également ce que fournit le service MapTilerCloud de MapTiler, qui est à l’origine de ces projets.

La chaîne de traînement consiste à importer des données OSM avec Imposm en base de données Postgres/PostGis puis à faire des requêtes pour fabriquer les tuiles. Pour pré-calculer le monde entier il faut 30 serveurs pendant 15 h.

Cartographie

Cartographie systématique - réseau routier principal vs référence open data

Par Augustin Doury, Séverin Ménard et Nicolas Decoster

#BaseRoadsVsOpenData késako ?

BaseRoadsVsOpenData est une méthodologie élaborée pendant le State Of the Map Burkina Faso 2015. Cette méthodologie privilégie la cartographie du réseau routier d'un pays, plutôt que des éléments isolés les uns des autres, en suivant les tâches du Tasking Manager et souvent sans connaître le terrain, ce qui est moins efficace.

Elle a l'avantage de mettre en avant les tâches prioritaires, en se basant sur un jeu de données ouvert du réseau. Par prioritaire, on entend discordance importante entre le jeu de données de référence et les données saisies dans OSM. Par exemple, une route qui n’apparaît pas dans OSM alors qu'elle est indiquée dans le jeu de données de référence ou l'inverse.

Pour les personnes qui ne connaissent pas le pays à cartographier, cette méthode permet de mettre en avant les objets essentiels à compléter plutôt que de s'attarder sur pistes peu fréquentées, peut-être moins prioritaires. Après avoir sélectionné un segment prioritaire (rouge ou orange) sur la carte de priorisation, le Tasking Manager doit s'ouvrir sur la tâche correspondante. Ensuite, il ne reste plus qu'à récupérer la zone à éditer dans JOSM, et utiliser la classification de référence de la région, l'Afrique de l'Ouest en l’occurrence.

baseroadsvsopendata-umap Interface Umap montrant les tâches prioritaires en Côte d'Ivoire

Pour en savoir plus, lien vers le wiki du projet.

Cartes d'ici et d'ailleurs, une nouvelle forme de mapathons

Par Guillaume Allègre (OpenStreetMap Grenoble), Camille Scheffler (CartONG), Martin (CartONG) et Cécile Borreil (Coordinatrice de projet - CartONG)

CartONG propose régulièrement des mapathons "Missing maps" à un public débutant, en s'appuyant le plus souvent sur la communauté OSM locale. Un Mapathon "Missing maps" est l'occasion de découvrir OSM au travers de "Tasking Manager", l'outil de tâches de contributions de HOT. Présentée par un membre de OSM Grenoble, aux côtés de deux membres de CartONG, cette conférence montre les avantages et les problématiques rencontrées lors de mapathons, et leur évolution, du point de vue d'un contributeur OSM.

Contribuer à un projet humanitaire donne un sentiment d'utilité, et le découpage en tâches faisables est valorisant pour les personnes qui contribuent, en particulier si elles débutent. D'un autre côté il est compliqué de débuter sur un terrain qu'on ne connaît pas, et dont le contexte socio-culturel ne nous est pas familier. Guillaume Allègre relève une anecdote à propos une personne n'ayant connu que cette façon de contribuer : « OpenStreetMap, la carte avec les carrés de couleurs ? ».

D'autres formes ont émergé, la contribution devenant un prétexte pour créer des liens intergénérationnels (avec l'association Âge d'or), ou favoriser l'inclusion de personnes réfugiées (avec l'ONG SINGA).

C'est le cas des "Cartes d'ici et d'ailleurs". Le focus sur un public de personnes réfugiées a l'avantage de bénéficier de leur connaissance du terrain, et au départ la proposition était de contribuer sur le pays d'origine, ou encore le chemin parcouru pour arriver jusqu'ici.

Mais la crainte d'être identifié ou surveillé, notamment pour des personnes en cours de demande d'asile (les demandes sont très compliquées), a parfois fait évoluer la proposition vers la contribution sur le lieu actuel de résidence, et des balades urbaines avec les personnes réfugiées sont en cours d'organisation. Cette forme allie médiation numérique, sensibilisation à la cartographie, et permet de créer du lien, de pratiquer la langue commune et de découvrir son nouveau lieu de vie (si tant est qu'il est un peu pérenne…).

Montrouge : la commune la mieux mappée de France ?

Par François de Metz, Florian Lainez, Lucas Verney

Selon les mots de François de Metz, Florian Lainez, et Lucas Verney, cette présentation très drôle n'est qu'une excuse pour échanger comment cartographier son lieu de vie.

François est développeur et n'aime pas trop les bugs, Florian avait ouvert une quinzaine de notes sur OpenStreetMap à Montrouge. Lucas voulait ajouter de l'information sur les parcmètres : c'est comme ça qu'ils ont commencé à se parler.

La constitution d'une communauté commence souvent autour d'une bière ou d'un thé : ils étaient 3, aujourd'hui ils sont une dizaine à se retrouver chaque mois. Ensuite créer une page wiki dédiée est très facile, et l'espace de discussion a permis de se passer d'une liste de mail. C'est très utile pour échanger autour des thèmes à cartographier ou du choix des tags, et cela débouche sur une documentation sur la page principale.

Au départ, ils cartographiaient tout, "en mode zombie", boîtes à livres, bornes électriques, parcmètres, les étals des marchés. Le plus long est de se mettre d'accord sur les tags. Ensuite ils arrivent à une phase d'industrialisation, en photographiant les rues en 360° pour Mappillary puis en repositionnant les photos dans JOSM (un plugin a même été développé pour l'occasion). Aujourd'hui c'est plutôt une forme de « micromapping » qui est privilégié, par exemple cartographier tous les arbres d'un parc, en indiquant leur essence.

Carte OSM de Montrouge autour de la Mairie

On cartographie même les essences d'arbres dans les parcs, ici autour de la Mairie

Et maintenant, pourquoi pas vous ? à l'échelle de votre quartier si vous vivez dans une grande ville, ou bien du village le plus proche de chez vous, il y a de quoi cartographier et construire un groupe local !

Ce qui se cache derrière JOSM

Par Vincent Privat

Présentation du projet de l’éditeur JOSM par son contributeur principal. Une nouvelle version de JOSM sort tous les 15 jours et est maintenant développé depuis 14 ans.

Parmi les sujets du moment l’on retrouve : L’accès direct au cadastre en format vectoriel EDIGEO diffusé en OpenData. La catégorisation des sources d’image aériennes et autres cartes pour y voir plus clair. Les problématiques liées a Java suite aux changements de stratégies d’Oracle et des alternatives libres et communautaires qui se mentent en place, dont OpenWebStart et AdopOpenJDK. Les problèmes de gouvernance dans le monde des logiciels d’édition de données OSM et comment le cœur de JOSM reste indépendant, entièrement bénévole et où tous les échanges sont publics.

Dans les plans pour la suite il s’agit de passer de SVN à Git et de rassembler les codes sources du cœur et des plugins dans un même dépôt, de passer à Gradle pour la gestion des dépendances et d’utiliser Transifex pour les traductions. Il y a aussi de grand projet de réarchitecturation du code source pour le rendre plus modulaire.

Observer le déploiement des réseaux très haut débit, d'après Open Street Map et les données ouvertes

Par Francois Lacombe

Présentation d'un projet personnel : comment cartographier le réseau haut débit, quelle est l'utilité et quels sont les points communs avec d'autres infrastructures complexes ?

Il y a plusieurs manières de cartographier ce genre d'infrastructures. La manière simple, avec les infrastructures visibles, est d'aller directement sur place. Mais il est aussi intéressant de surveiller Twitter : la grande majorité des Télécoms l'utilisent pour faire la promotion de leurs nouveaux aménagements. Cependant, la donnée n'est généralement pas utilisable en l'état et il manque toute la partie métier : pour les données telles que le type d'antenne, le type de câble, les services télécoms qui l'utilisent… il reste nécessaire d'aller sur place. Finalement, le principe est le même que pour les lignes de bus ou les chemins de fer, il y a une codification de la donnée.

Grâce aux données qu'il a ajoutées sur Open Street Map, François Lacombe a réussi à prévoir les risques de perte de réseaux dans une zone lorsque qu'un aménagement est endommagé (vandalisme, incendies ...). Cela lui a également permis de voir l'impact de la pousse des arbres dans le réseau non-filaire. En effet, lorsqu'un arbre, ou autre, obstrue le signal, le maillage du réseau en est différent, et produit une chute de la communication entre les différentes infrastructures.

Le réseau très haut débit n'est pas le seul cas d'utilisation de Open Street Map dans un cadre métier. Sa présentation a permis de montrer qu'il est également possible de cartographier d'autres réseaux complexes comme celui du gaz. Il a souligné cependant l'importance de la sécurité. Il n'est cependant pas envisageable pour les exploitants d'utiliser ces données OSM directement dans leurs applications métiers : leurs outils cartographient le réseau avec une très haute précision (au centimètre), ce qui n'est pas le cas dans OSM. Pour autant l'ouverture des données sur OSM permet malgré tout d'avoir une idée plus ou moins précise du réseau filaire et de mettre en place un inventaire des infrastructures, essentiel pour les exploitants.

Vulgarisation

On ne fait pas d'omelette sans casser des NOEUDS : OpenStreetMap expliqué à mamie Paulette

Par Simon Réau (Cartographe chez Geovelo (et cuisinier d'expérience))

On vous présente la conférence à la fois la plus courte et la plus originale du SOTM 2019.

Ou comment faire comprendre les notions de noeuds, de tags et d'objets aux non technophiles. Rien de tel qu'une analogie à la cuisine pour expliquer les grands principes d'OSM : Une table, une boite d'oeufs et un bon coup de fourchette suffisent pour vulgariser le sujet ! Au menu : un oeuf au plat salé, une omelette roulée façon tortilla espagnole et en dessert une omelette à la poire.

On ne vous en dit pas plus car une vidéo vaut souvent mieux qu'un long discours, et justement la voici.

Conclusion

Encore une fois le State of the Map France a été très riche, les conférences nous ont appris de nouvelles choses. Mais c’est aussi un événement qui se vit, très riche en rencontre et en échanges. Si vous n’étiez pas là nous ne pouvons que vous conseiller de venir à la prochaine édition. Les vidéos et les présentations des conférences ne sont pas encore toutes en ligne mais vont progressivement arriver.

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