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TerraVisu évolue : tour d’horizon des nouveautés 2025–2026
Des cartes plus riches pour mieux représenter les données
La carte reste au cœur de TerraVisu. Ces derniers mois, plusieurs développements sont venus enrichir les possibilités de représentation afin de mieux adapter la visualisation à la nature des données.
Des données qui prennent de la hauteur avec la 3D
Les extrusions 3D paramétrables permettent désormais de représenter certaines données en volume. Leur hauteur peut être fixe ou calculée à partir de la valeur d’un attribut.
Cette représentation permet de faire ressortir rapidement les écarts entre territoires ou objets géographiques et offre une nouvelle manière de visualiser certains indicateurs.
De nouveaux graphiques dans les widgets
La lecture d’une donnée ne passe pas uniquement par sa représentation sur la carte. Les widgets associés aux couches ont donc été enrichis de nouveaux types de graphiques :
- camemberts ;
- donuts ;
- histogrammes ;
- graphiques empilés.
Ils permettent d’associer lecture cartographique et synthèse statistique dans une même interface, sans multiplier les outils.
Des graphiques Superset plus contextuels
L’intégration avec Apache Superset gagne elle aussi en souplesse.
Un graphique peut désormais s’adapter automatiquement à l’entité consultée. Lorsqu’un utilisateur sélectionne une commune, un territoire ou un objet, le graphique peut afficher les informations correspondantes plutôt que les données globales de la couche.
Cette évolution permet de proposer des tableaux de bord plus contextuels tout en évitant de multiplier les graphiques à configurer.
Des styles cartographiques plus simples à construire
Les outils de création de styles ont été enrichis pour faciliter la conception de cartes lisibles directement depuis TerraVisu.
Lors de la définition de certains styles, les administrateurs peuvent désormais s’appuyer sur différentes statistiques du jeu de données : distribution, moyenne, médiane, valeurs minimales et maximales ou encore bornes des classes.
Ces informations facilitent le choix d’une représentation adaptée sans avoir à préparer systématiquement la symbologie dans un logiciel SIG en amont.
La gestion des symboles a elle aussi été revue. Les icônes peuvent désormais être mutualisées à l’échelle de l’instance et organisées plus finement par catégories.
La bibliothèque libre Temaki a également été intégrée afin d’élargir le choix de pictogrammes disponibles, en complément des possibilités existantes de motifs, hachures et représentations personnalisées.
Explorer et analyser les données plus facilement
Au-delà de leur représentation, plusieurs évolutions ont porté sur la manière de parcourir, rechercher et analyser les données dans TerraVisu, notamment dans les observatoires comportant de nombreuses couches.
Retrouver plus facilement une donnée ou un territoire
Une recherche directement dans l’arborescence des couches permet de retrouver rapidement une donnée sans avoir à parcourir successivement les différents groupes.
La recherche géographique a également évolué. Il n’est désormais plus nécessaire d’avoir une couche active pour rechercher une commune, une adresse ou un lieu. Elle s’appuie sur Nominatim et les données OpenStreetMap, et permet de recentrer directement la carte sur le résultat sélectionné.
Pour la rendre plus visible et plus facilement accessible, la barre de recherche a également été repositionnée au centre, en haut de la carte. L’affichage des résultats a lui aussi été retravaillé pour faciliter la navigation lorsque plusieurs lieux correspondent à une même recherche.
Des groupes de couches plus faciles à manipuler
La gestion des groupes de couches a elle aussi gagné en ergonomie.
Selon la configuration retenue, les groupes peuvent être ouverts ou rétractés par défaut, afficher le nombre de couches qu’ils contiennent et permettre l’activation ou la désactivation simultanée de plusieurs données.
Ces évolutions permettent de conserver une interface plus lisible, y compris dans les observatoires regroupant un grand nombre de jeux de données.
Croiser les dimensions géographiques, temporelles et statistiques
Certains observatoires doivent permettre de consulter un même indicateur selon plusieurs années, plusieurs échelles territoriales ou différentes dimensions statistiques. Sans organisation spécifique, cela peut rapidement conduire à multiplier les couches dans l’arborescence.
TerraVisu permet de regrouper plusieurs couches autour de variables communes. L’utilisateur peut ainsi faire varier :
- une échelle territoriale ;
- une année ou un millésime ;
- un indicateur statistique.
Un même observatoire peut par exemple permettre de consulter la population communale en 2020, passer à celle de 2022, puis afficher le même indicateur à une autre échelle territoriale.
Cette organisation facilite l’exploration des observatoires statistiques tout en conservant une arborescence plus lisible.
Passer plus facilement de la carte au tableau
L’analyse des données territoriales nécessite souvent de naviguer entre leur représentation géographique et leurs informations attributaires.
La synchronisation entre la carte et les tableaux facilite désormais ces allers-retours. Une sélection réalisée sur la carte permet de retrouver les objets correspondants dans le tableau. Inversement, une sélection effectuée dans le tableau permet de localiser les objets concernés sur la carte.
Les données peuvent ensuite être exportées au format CSV pour poursuivre leur analyse dans d’autres outils.
Des outils pratiques directement sur la carte
Plusieurs outils sont directement accessibles depuis l’interface cartographique pour faciliter l’exploration des données.
Les utilisateurs peuvent notamment mesurer :
- des distances, exprimées en mètres ou kilomètres ;
- des surfaces, exprimées en hectares ou kilomètres carrés.
Les différents boutons de contrôle de la carte ont également été retravaillés afin d’homogénéiser leur présentation et leur utilisation dans l’interface.
Mieux présenter et valoriser les données
Une fois les données explorées et analysées, TerraVisu propose également différents moyens de les contextualiser, de les présenter et de les diffuser.
Des fiches détaillées adaptées aux données
Les fiches détaillées ont fait l’objet d’un important travail de refonte afin de mieux adapter la présentation des informations aux données et aux usages de chaque observatoire.
Leur contenu peut désormais être configuré pour organiser et hiérarchiser les attributs métier, mais aussi intégrer des contenus complémentaires selon les besoins du projet.
Cette refonte a également été l’occasion de faire évoluer la visualisation immersive du territoire. L’intégration de Mapillary a été remplacée par Panoramax, une solution libre et collaborative permettant de consulter des photographies géolocalisées. Les prises de vue disponibles à proximité d’un objet cartographique peuvent ainsi être consultées directement depuis sa fiche détaillée.
Ces évolutions ont notamment été réalisées dans le cadre de Sud Foncier Éco, avec le soutien de la Région Sud.
Découvrez un exemple de fiche détaillée sur Sud Foncier Éco 📊
Mieux documenter les données
Une carte ne suffit pas toujours à comprendre l’origine, la date ou les conditions d’utilisation d’un jeu de données.
TerraVisu permet d’associer à chaque couche un panneau descriptif configurable depuis l’administration. Celui-ci peut accueillir du texte, des images, des vidéos ou différentes métadonnées.
Il peut par exemple présenter :
- la source des données ;
- leur millésime ;
- leur date de création ;
- leur dernière date de mise à jour ;
- des précisions méthodologiques.
Ces informations permettent de mieux contextualiser les données et de donner aux utilisateurs les éléments nécessaires à leur bonne interprétation.
Des impressions cartographiques plus abouties
Les modèles d’impression PDF ont également évolué afin de produire des cartes plus facilement réutilisables en dehors de TerraVisu.
Les impressions peuvent notamment intégrer :
- des titres dynamiques ;
- des logos ;
- des éléments de mise en page personnalisés ;
- les sources des données ;
- les attributions cartographiques.
L’objectif est de produire des cartes directement exploitables dans des rapports, présentations ou autres supports de communication.
Une plateforme qui s’adapte aux projets
TerraVisu constitue un socle commun, mais chaque observatoire possède ses propres données, son identité et ses usages. Plusieurs évolutions permettent donc d’adapter plus facilement la plateforme au contexte de chaque projet.
Personnaliser TerraVisu aux couleurs de chaque projet
Chaque projet TerraVisu peut disposer de sa propre identité visuelle. Couleurs, logos, polices et différents éléments du thème peuvent être adaptés à la charte graphique de l’observatoire.
Côté administration, une interface de configuration globale accessible depuis le back-office permet progressivement de centraliser davantage de paramètres et de limiter les interventions techniques pour les réglages courants.
Selon la configuration de l’instance, elle peut notamment permettre de paramétrer l’étendue cartographique, le thème, les logos, la recherche ou encore les outils disponibles.
Intégrer TerraVisu dans d’autres sites web
TerraVisu peut également être utilisé comme une brique cartographique intégrée à un autre service numérique.
Grâce à une intégration par iframe, une vue peut être directement affichée dans un portail institutionnel, un site éditorial ou une autre application. Les utilisateurs peuvent ainsi consulter et manipuler la carte sans avoir à ouvrir séparément l’observatoire.
Cette possibilité facilite la réutilisation d’une même cartographie dans différents supports et permet de mieux l’intégrer aux écosystèmes numériques existants.
Des emprises adaptées à chaque vue
Toutes les cartes d’une même plateforme n’ont pas nécessairement vocation à présenter le même territoire.
Une évolution est actuellement en cours pour permettre de définir une emprise géographique personnalisée pour chaque vue. Une même instance TerraVisu pourra ainsi proposer plusieurs cartes centrées sur des territoires différents, avec une emprise adaptée à chacune.
Cette fonctionnalité a été développée dans le cadre d’un projet en développement et viendra ensuite enrichir le socle générique de TerraVisu.
Des outils pour contribuer à la donnée
TerraVisu ne sert plus uniquement à consulter et diffuser des données. De nouvelles fonctionnalités permettent également aux utilisateurs de contribuer directement à leur amélioration.
Ces outils collaboratifs ont été développés dans le cadre de Sud Foncier Éco, avec le soutien de la Région Sud.
Signaler une information à corriger
Le module de signalement permet de faire remonter une erreur ou une information à mettre à jour directement depuis les données consultées.
Selon la configuration du formulaire, l’utilisateur peut notamment :
- proposer des modifications sur les champs de la couche ;
- ajouter un commentaire ;
- joindre un document ;
- proposer une correction de localisation.
Les gestionnaires disposent ensuite d’une interface dédiée pour retrouver ces signalements, les qualifier et suivre leur traitement selon différents statuts.
Des notifications peuvent également être envoyées automatiquement aux personnes concernées.
Déclarer de nouvelles informations
Un second module permet de créer des formulaires de déclaration configurables, qui peuvent être rendus accessibles sans authentification.
Ces formulaires peuvent intégrer une localisation cartographique, des pièces jointes, des commentaires ou encore différents champs métier adaptés au projet.
Les gestionnaires disposent là encore d’un espace permettant de retrouver, filtrer et suivre les déclarations reçues.
Avec ces deux modules, TerraVisu peut ainsi être utilisé aussi bien pour diffuser une donnée existante que pour organiser sa remontée et son amélioration.
Une administration qui continue d’évoluer
Les évolutions de TerraVisu concernent enfin le back-office et la manière dont les administrateurs peuvent suivre, contrôler et mettre à jour les données de la plateforme.
Mieux suivre les imports de données
Les rapports d’import ont été enrichis afin de donner aux administrateurs une vision plus précise des opérations de mise-à-jour.
Ils peuvent notamment restituer :
- le statut du traitement ;
- les erreurs rencontrées ;
- les alertes ;
- le nombre de lignes ajoutées, modifiées ou supprimées ;
- les horaires et les différentes étapes du traitement.
Ces informations permettent de mieux comprendre le résultat d’un import et d’identifier plus rapidement l’origine d’une éventuelle anomalie.
Et maintenant ?
Les évolutions de TerraVisu se poursuivent, notamment autour de la gestion et de l’import des données.
Plusieurs chantiers sont déjà engagés :
- l’import de fichiers GeoPackage ;
- la prévisualisation des données avant leur import, afin d’en vérifier le contenu et de détecter d’éventuelles erreurs ;
- la possibilité de télécharger le fichier géographique importé depuis l’administration ;
- la poursuite de la modernisation de l’interface d’administration.
Un socle commun qui évolue avec les projets
Ces évolutions illustrent la manière dont TerraVisu se construit en tant que solution open source mutualisée.
Les besoins rencontrés dans les différents projets peuvent conduire au développement de nouvelles fonctionnalités génériques qui viennent ensuite enrichir le socle commun.
Le projet Sud Foncier Éco, financé par la Région Sud, a ainsi contribué à plusieurs évolutions récentes autour de la visualisation des données, des widgets statistiques, de la recherche, des fiches détaillées, des fonctionnalités collaboratives ou encore de l’intégration de TerraVisu dans des sites tiers.
D’autres projets contribuent à leur tour à faire évoluer la solution. C’est notamment le cas avec le développement des emprises géographiques personnalisées par vue, réalisé dans le cadre d’un projet spécifique.
Cette logique de mutualisation permet à TerraVisu de continuer à évoluer pour répondre à des besoins et des contextes métiers variés, tout en faisant bénéficier les différents utilisateurs des améliorations apportées au socle commun.
Pour aller plus loin, retrouvez la documentation utilisateur de TerraVisu 📘
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